La condition privée de la femme dans le droit musulman

L'islam est une évolution des moeurs et des mentalités et Mahomet
est un réformateur des coutumes de la période préislamique.
L'amélioration du sort de la femme, les réformes pour son
émancipation et l'acquisition des droits, dictées par le souci de respect
et de dignité à son égard, sont un axe majeur de la nouvelle religion.
Écrit au début du siècle dernier, en 1925, cet ouvrage, par une analyse
audacieuse et bien argumentée, avance que l'islam a mis la femme et
l'homme sur un même pied d'égalité dans les deux domaines civil
et religieux.
S'il fait preuve d'objectivité en reconnaissant que la femme souffre
de certaines règles juridiques qui lui sont défavorables, l'auteur
met en cause, avec courage, les doctrines rétrogrades de certains
jurisconsultes musulmans. Des siècles durant, certains d'entre eux
ont dénaturé, modifié, transformé, atrophié le hadïth selon leur
propre interprétation. Ceci en particulier dans les domaines du voile,
de la claustration, de la polygamie et de la répudiation.
Pour Abdallah el-Yafi, la législation mahométane a consacré l'égalité
des deux sexes dans le domaine de l'intelligence et de la raison. Devant
l'inégalité des droits entre homme et femme, en termes de succession
et de témoignage, il sait nous convaincre, par la subtilité de son
raisonnement, de la justesse des préceptes de l'islam.