Valmy : les diamants de la couronne de France et les dépouilles des victimes des 2 et 3 septembre : rançon de la République

Quatre-vingts ans de châtiments divins ont pesé sur
la France. A cette heure, ses fils catholiques s'humilient
sous la verge, ils prient et ils espèrent. La
royauté légitime est le salut de la France, et ils ont les
yeux sur l'héritier de Louis XVI et l'exécuteur de son
voeu, sur le Fils aîné du divin Coeur.
A Bordeaux, M. Thiers et les nouveaux girondins
ont ajourné le roi ; à Versailles, les soi-disant constitutionnels
l'ont trahi ; plus tard enfin les catholiques
libéraux ont jeté dans ses voies la république septennale.
Nous l'espérons toujours, parce qu'il sera le roi
chevalier de l'Église, le roi justicier envers la Révolution,
et sans désarmer, clément pour le repentir.
D'ici là, que le vaillant soldat qui tient l'épée de la
France n'oublie pas que Bayard, avec son épée, faisait
le signe de la croix. Qu'il monte sa grand'garde pour
Dieu et pour la patrie, jusqu'au jour providentiel où,
soldat chrétien, il viendra tenir l'oriflamme au sacre
du roi de France.
25 août 1877, féte de saint Louis, roi de France.