Matricule 577, voltigeur de pointe : souvenirs

J'ai commencé à écrire ces souvenirs en voulant réconforter Isabelle
qui me semblait déprimée par les souffrances infligée à notre famille et qui
se poursuivent par la maladie de Mamie. Merci à nos petits-enfants qui entourent
notre vieillesse de leur tendresse, je pense aussi que ce que nous
avons vécu mérite d'être transmis à ceux qui nous aiment.
Je vais donc raconter sans avoir la prétention de composer une
oeuvre littéraire...
Ces souvenirs me permettent aussi de rendre justice à cette grand
dame «La République» et à son bras armé «L'Armée» qui sont des Institutions
qui méritent le plus grand respect. L'Armée, comme j'essaierai de le
démontrer étant un lieu de promotion sociale qui manquera aux hommes
qui n'y auront plus accès. Jamais mes Officiers qui connaissaient parfaitement
mes origines n'y ont fait allusion au cours de plus de 32 ans de carrière.
La République m'a fait l'honneur de me donner le pouvoir de commander
un Régiment et m'a décerné ses plus hautes décorations.
J'en suis fier.