Ahmed : le maître des corps

Emmenée en esclavage par des pirates barbaresques,
la comtesse de Souvary se retrouve libérée à Toulon
après quelques années. Elle repasse sa vie au harem.
La captivité, qui tombe sur des femmes qui perdent
toute liberté et tout repère, est effroyable à supporter. Nues, épilées, elles sont contraintes à obéir par
des châtiments répétés. Ahmed, qui dirige le harem,
est un noir immense, ventripotent, imprévisible, qui
passe de la colère, à de longs silences, au rire éclatant
ou à l'humour le plus humiliant. La comtesse subit la
fureur de son maître, pour être épargnée en d'autre
occasions. La comtesse se demande si elle n'est pas traitée d'une manière différente de celle de ses compagnes.
Tout change le jour où Ahmed l'habille et lui dit qu'il
va l'emmener avec lui pour effectuer des accouchements. Des rapports ambigus vont se nouer entre la
comtesse et Ahmed. Ils paraissaient heureux de parler
ensemble, mais on ne pouvait rien dire de plus. Juste
quelques allusions voilées aux mystères de la femme, entre l'humiliation et le culte d'un amour sans désir.