Et demain la FAO : à l'écoute des peuples paysans et fermiers

Cet ouvrage poursuit le débat pour une réforme du SNU et de la
FAO, qui débouche sur une alternative à la mondialisation sur deux
aspects. Le 1<sup>er</sup> serait d'impliquer de jure la société civile, les paysans et
fermiers dans les actions de la FAO ; réformer ses structures et sa
politique pour une plus grande efficacité et efficience de ses actions ; et
changer ses relations budgétaires et financières entre Nord et Sud pour
mieux répondre aux besoins d'assistance des pays membres.
Le 2<sup>ème</sup> aspect consisterait à doter la FAO d'une PAARE qui
promeuve la souveraineté alimentaire et intègre les échanges, la
diversité des données et des besoins et les exigences de l'environnement.
Ce qui suppose une réforme des relations entre Nord et Sud, le
1<sup>er</sup> inventant une agriculture non productiviste, respectant la nature et
maintenant les sociétés rurales viables ; le 2<sup>ème</sup> se nourrissant lui-même
d'abord et pensant ensuite au commerce pour vendre ses excédents et
réaliser la modernisation agricole. Ceci sur la base d'accords, pactes et
contrat social solidaires et pluriels entre le monde agricole et la société
tout entière. Ainsi, à l'horizon 2009-2015, la FAO s'occuperait plus à
satisfaire les besoins humains de la majorité qu'à mondialiser la
marchandise pour la minorité, selon le principe de la souveraineté
alimentaire et de la solidarité internationale.