Maçonnerie écossaise : en amont du contrat social : la vie, les personnages et les rituels de la loge à l'origine de l'essor de l'écossisme en France

Les historiens de la franc-maçonnerie s'accordaient jusqu'ici à dire que la loge parisienne Saint Jean d'Écosse du Contrat Social, mère-loge Écossaise de France donc, travaillait sur des rituels qui lui étaient propres ou, à tout le moins, dont on ne connaissait pas l'origine.
Dans l'ouvrage extraordinairement documenté de Pierre Chevallier, Histoire de Saint Jean d'Écosse du Contrat Social , Alain Le Bihan révèle dans la note liminaire qu'il a faite pour ce livre que, lors de ses nombreux entretiens avec l'auteur, il ne « fut jamais question de la mère-loge d'Avignon , suggérée ou inventée par Deleutre », et précise que Pierre Chevallier « n'avait pas consulté le dossier de Saint Jean d'Écosse de la Vertu Persécutée ».
C'est dommage, parce que cette loge n'a été ni inventée ni suggérée, et ses rituels, conservés à la médiathèque Ceccano d'Avignon (fonds Alphandéry), sont à l'évidence très proches des rituels contemporains bien qu'antérieurs d'au moins un quart de siècle à la création du premier suprême conseil du monde.
Dans le présent ouvrage, nous reproduisons in extenso ces rituels fondamentaux et jusqu'alors inédits. Ils sont précédés d'une étude qui permet de comprendre :
- comment et dans quel contexte les maçons avignonnais ont transmis leur rite et l'esprit de leur loge au Contrat Social dont ils ont fait la mère-loge Écossaise de France ;
- quels étaient les personnages, incontestablement hors du commun, qui ont ainsi marqué l'histoire de l'Écossisme.