Archives de sciences sociales des religions, n° 140. Confréries soufies en métropoles

La revue Archives de Sciences Sociales des Religions s'assigne trois objectifs :
- promouvoir une perspective comparative, élargie à toutes les religions, et à toutes les aires culturelles ;
- favoriser une coopération de toutes les sciences sociales aux fins d'éclairer les facettes multiples du phénomène religieux ;
- accueillir l'exposé des reflexions méthodologiques et théoriques sur les objets de la recherche.
L'effervescence de l'actualité religieuse et la globalisation des formes de religiosité conduisent plus que jamais les sciences sociales à interroger leurs frontières disciplinaires et à mettre à l'épreuve leurs paradigmes du fait religieux.
Loin d'être une forme d'organisation religieuse traditionnelle en voie de disparition, les confréries soufres retrouvent depuis quelques années une nouvelle jeunesse de part et d'autre de la Méditerranée. Diverses observations ethnographiques en France et en Italie, conduites par de jeunes chercheurs, mettent à jour les dimensions identitaires et transnationales de cette dynamique, ici marquée par la figure spirituelle de René Guénon, penseur européen de la Tradition, converti à l'islam.
Les notes critiques de cette livraison abordent divers travaux historiques récents sur la littérature chrétienne sous domination musulmane dans l'Orient médiéval, ainsi que sur les chemins multiples qu'emprunte aujourd'hui le catholicisme français pour faire face à son déclin. Une lecture plus contemporaine sur les « Yoruba du Nouveau Monde » s'ouvre à la quête de racines africaines des citoyens noirs américains. Enfin un hommage amical est rendu à notre collègue Marc Gaborieau, spécialiste de l'islam dans le sous-continent indopakistanais.
À travers sa centaine de recensions, le bulletin bibliographique ne déroge pas à sa règle de variété. Indiquons seulement quelques auteurs ici traités :
les philosophes Søren Kierkegaard et Hermann Cohen, le philologue Eric Auerbach, l'ethnologue Pierre Verger ou la sociologue Doris Bensimon...