Le cycle de Vilmont. Vol. 1. Delphine

Une femme dans une gare, une femme dans un train :
images banales d'une réalité quotidienne. Fuite du
paysage et, en même temps, retour sur soi, retour vers
soi, c'est-à-dire : retour, à trente ans, vers les horizons qui
furent ceux de l'enfance et de l'adolescence.
Ni transformation, ni modification ; mais une attention
scrupuleuse à découvrir, derrière les apparences des
paysages familiers, ce qui est devenu étranger - ou,
plutôt, à comprendre comment, le voyage terminé et le
pays natal retrouvé, on a perdu ce que l'on croyait être le
plus permanent en soi.
Delphine est la femme de toutes les ruptures. «Elle
n'en finit pas de rompre», dit d'elle l'auteur. Et pourtant,
Dieu sait qu'elle va jusqu'au bout de sa liberté, de nos
libertés...
Entre la paix des soirs innocents et cet amour maudit,
entre la plus grande pureté et la plus grande déchéance,
que s'est-il donc passé ? Question sans cesse reprise, qui
se répercute de page en page, comme un visage se
multiplie à l'infini, quand deux miroirs le reflètent. Telle
est Delphine - Delphine aux miroirs - par elle-même
multipliée.