900 jours, 900 nuits : dans l'enfer d'une prison équatorienne : comment un homme seul a fait plier un Etat

900 jours, 900 nuits : dans l'enfer d'une prison équatorienne : comment un homme seul a fait plier un Etat

900 jours, 900 nuits : dans l'enfer d'une prison équatorienne : comment un homme seul a fait plier un Etat
Éditeur: Jacob-Duvernet
2011353 pagesISBN 9782847243277
Format: BrochéLangue : Français

27 septembre 1995. Daniel Tibi n'oubliera jamais cette date. En

quelques heures, la vie de ce Français de 37 ans, installé depuis

plusieurs années en Équateur, bascule dans l'absurde et bientôt dans

l'horreur. Il est arrêté à Quito par deux policiers en civil, accusé de

trafic de cocaïne. À tort. Il est innocent. Sans la moindre preuve, sans

procès, sans jugement, après un premier passage à tabac, Daniel

Tibi est jeté dans l'une des pires prisons du pays : le Centre de

réhabilitation sociale des hommes de Guayaquil.

Ce trou du diable, cet immonde cul-de-basse-fosse porte bien mal

son nom. L'espérance de vie d'un prisonnier y est des plus courtes ;

seule y règne la loi du plus fort, de l'argent et de la corruption. Chaque

nuit, ou presque, le sang coule. Les pillos tuent et volent ceux qui

n'ont pas de cellule, obligés de dormir dans un couloir... Spectacle

hallucinant au petit matin de ces corps ensanglantés que les matons

traînent le long des coursives !

Pendant deux ans et demi, Daniel Tibi va lutter pied à pied pour ne

pas sombrer, n'ayant d'autre choix, parfois, que le recours, lui aussi,

à la violence : «Il y a une chose que je ne pardonnerai jamais : m'avoir

contraint à puiser au fond de mon être les instincts les plus bestiaux,

d'avoir fait de moi un animal sans pitié, parce qu'il me fallait vivre,

parce qu'il me fallait survivre.»

Torturé à plusieurs reprises, malade, Daniel Tibi n'est plus qu'un

squelette ambulant de 46 kg quand il est enfin libéré le 23 janvier

1998. Il n'aura eu de cesse d'alerter la presse sur son cas, jusqu'à

obtenir les excuses officielles de l'État équatorien et la condamnation

de celui-ci par la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

«J'ai mis 12 ans à me décider à écrire ce livre,

dit Daniel Tibi. Douze longues années au cours

desquelles le simple fait de me mettre devant un

clavier ou plus simplement de prendre un stylo et une

feuille de papier était une expérience douloureuse,

impossible.»

900 jours, 900 nuits - 848 très exactement - est un

récit passionnant, poignant, parfois insoutenable,

mais surtout une grande leçon de vie.

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