Petites pratiques de la mort

Quelle différence cela fait-il, l'absence ou la mort, si les corps
s'évaporent de toute façon ? Cyril va faire de l'éternité des corps
sa quête et son obsession. Et tant pis s'il omet de demander son
consentement à Emma B., une voisine mythomane dont il précipite
les derniers jours ; mais en douceur, car «les plus beaux cadavres
sont ceux qui n'ont pas souffert, c'est la règle». L'essentiel n'est-il
pas de s'exercer pour trouver le moyen de garder auprès de lui,
et pour toujours, le corps d'Oscar, grand embaumeur - et père de
substitution - qui l'initia à sa passion ?
À la fois léger et percutant, Petites pratiques de la mort soulève des
questions fondamentales : l'absence du père, la recherche de soi, la
mort. On y rit autant qu'on réfléchit au sens de la vie, on savoure
également la langue d'un nouvel écrivain : précise, poétique, ciselée,
qui accroche dès les premières lignes et continue de surprendre
jusqu'au dernier rebondissement.