Léonard de Vinci, homme de guerre

Léonard de Vinci consacra le plus clair de son temps à
la guerre plutôt qu'à la peinture. Lorsqu'il propose en
1482 ses services au duc de Milan, le génial autodidacte
vante ses talents d'ingénieur : construction de ponts, machines
de siège, fortifications, bombardes, chars de combat,
catapultes... L'art n'apparaît qu'en fin de liste. Travaillant à
partir de sources négligées, souvent inédites, Pascal Brioist
suit la carrière d'un ambitieux qui parcourt l'Italie dans le
sillage de Ludovic le More et César Borgia, chefs de guerre
et politiques. Autour de Léonard, l'historien raconte la
prodigieuse vitalité, la brutalité et les raffinements de la
Renaissance italienne. Il révèle un personnage bien différent
de l'artiste entré dans la légende : un homme modelé par
son expérience de la guerre, des massacres et des ravages.
La Renaissance italienne fut aussi, et peut-être d'abord, un
champ de bataille.