Plus qu'un club ? : quatre monographies sur la franc-maçonnerie anglaise

La franc-maçonnerie, en tant que société initiatique, est évidemment universelle.
L'initiation s'adresse aux tréfonds de l'âme humaine, et ne peut donc, en cela,
différer d'un pays ou d'une époque à l'autre. Ceci n'empêche en rien la maçonnerie
anglaise, dont quelques aspects sont ici présentés, d'offrir un intérêt particulier à qui
veut l'approcher.
Le premier texte, s'appuyant sur l'exemple du monument érigé dans la City de
Londres en souvenir du Grand Incendie qui la ravagea en 1666, nous replace dans
l'ambiance qui était celle de la capitale britannique à la veille de l'établissement de la
Grande Loge de Londres.
Dans le deuxième texte, alors que la Grande Loge existe déjà, nous suivons le
grand artiste londonien William Hogarth dans sa vie quotidienne, rythmée par les
événements, mineurs ou dramatiques, qui se déroulent dans la métropole.
Le duc Philip de Wharton, mis en scène dans notre troisième monographie,
est un être extrêmement complexe, à la fois brillant et enfantin, pour ne pas
dire infantile. Ce rejeton d'une famille anglaise très fortunée mourut sans un sou
dans un monastère catalan. Il est difficile de comprendre comment ce noble anglais
s'est retrouvé, un beau jour, grand maître de la Grande Loge de Londres et, quelques
années plus tard, en 1728, grand maître des loges de France.
Le quatrième et dernier texte prend prétexte des écrits d'un maçon britannique
du siècle dernier, Walter Wilmshurst, pour nous amener à une réflexion sur
l'essence de la franc-maçonnerie, son évolution et sur la nature de l'initiation telle
qu'elle est proposée dans cette société. Cette étude se termine par un aperçu sur la
constitution des rituels et des grades, ainsi que sur les influences extérieures fondamentales
qui en ont fait l'institution que nous connaissons aujourd'hui dans la maçonnerie
de tradition, et dont le langage ne correspond pourtant pas toujours à la
réalité.