La nuit rebelle : les dérives immobiles : Lisbonne

«"Lisbonne m'enivre chaque jour un peu plus sans
que je puisse m'y opposer, tel un alcool sombre et
profond qui oeuvre irrémédiablement dès qu'il a été
bu. Tu ne m'as donné aucune nouvelle, je serais si
contente de te revoir. Peux-tu venir jeudi soir, à la
Villa Faloa ? Notre ami pianiste offre un concert pour
la fête de San Antonio. Tu pourras ainsi partager ma
dernière passion et cette étrange déraison qui nous
emporte quand on l'écoute jouer. Je t'espère. Alba."
Jérôme, déconcerté, relut la signature. Il ne connaissait
aucune femme portant ce prénom. Il tourna et
retourna la carte, cherchant à se rappeler un visage
ou l'expression d'un sourire mais il fut incapable de
retrouver le moindre indice. Il s'énerva, parcourut de
nouveau le mot et resta tout aussi décontenancé : elle
le tutoyait...»
Piège ou plaisanterie ? Rêve ou réalité ? Le temps semble
s'arrêter et le héros est ensorcelé par l'univers tour à tour
enchanteur et inquiétant de la Villa Faloa.