Les hommes s'en vont, la terre demeure : société et structure foncière dans le sud du Jura (1750-1830)

S'appuyant sur le dépouillement à grande échelle de sources d'archives
(cadastre, documents d'Ancien Régime, registres de vente des biens nationaux
et communaux, enregistrement), le livre d'Arnaud Vendryes fournit
de précieux éclairages sur les dynamiques et les permanences de la propriété
foncière entre 1750 et 1830 dans le sud du Jura. Dès la fin de l'Ancien
Régime, les ventes volontaires jouent un rôle déterminant dans le processus
de mutation de la propriété foncière que connaît la région.
Ce phénomène renvoie aux mutations profondes de la société jurassienne.
Faisant écho aux observations formulées par Alexis de Tocqueville,
l'analyse sociale d'Arnaud Vendryes s'appuie sur plusieurs cas concrets,
comme celui de la famille d'Alphonse de Lamartine, qui possédait des terres
dans le sud du Jura. Dans la moisson d'informations que nous fournit cet
ouvrage, la question de l'exil des propriétaires vers des centres urbains de plus
en plus éloignés occupe une place de choix : les hommes s'en vont, la terre
demeure.