Ces dames de Lesbos

Renée Dunan, femme de lettres connue de l'entre-deux-guerres,
débuta comme critique littéraire. En plein mouvement dadaïste,
elle écrivit dans des revues aux côtés de Soupault, Éluard, Aragon,
Breton, Picabia. Mais dans le registre des noms en «iste», on peut
ajouter qu'elle fut aussi féministe, anarchiste, naturiste et pacifiste.
Elle participa également au Crapouillot et au Sourire. Elle écrivit sous
bien des pseudonymes, dont l'un qui lui survécut longtemps après
sa mort, Georges Dunan. En effet, Renée mourut a priori en 1936,
tandis que Georges lui survécut jusqu'en 1944 ! Le mystère demeure
entier à ce jour.
Dans Ces dames de Lesbos , la sulfureuse auteure s'amuse à retracer
l'histoire de l'homosexualité féminine de l'Antiquité à nos jours,
situant les Mytilène modernes à Londres, Hollywood et Paris dont
elle fait la capitale du saphisme.