Et un jour, tout recommencer...

C'est parce que Valérie n'arrive
plus à avancer qu'un matin
d'avril, alors que la région
parisienne en est à son début
de printemps, elle quitte son
appartement sur la pointe des
pieds, pour ne pas réveiller les
siens encore endormis. Elle part
sans laisser d'adresse, en ayant
pris toutes les précautions pour
qu'on ne puisse pas la retrouver.
Valérie a juste conscience qu'elle
a perdu l'essentiel de ce qu'elle
était, que tous ses repères se
sont effondrés, et que pour ne
pas s'égarer davantage, elle doit
se reconstruire. Pour le reste,
elle refuse d'y penser et de se
retourner sur ce passé qu'elle
abandonne.
Durant les premiers jours de
sa fuite, elle progresse, telle
une ombre, avec le sentiment
d'évoluer à tâtons. Commence
alors une quête, un parcours
initiatique, toujours entre
deux gares, une errance où
les rencontres serviront de
révélateur à ce qu'elle a enfoui au
fond d'elle, sans en avoir perçu
la véritable raison : son manque
d'envie de vivre...
Avec ce quatrième roman, Marie-Laure
Bigand aborde des thèmes
qui lui sont chers, comme les
destins croisés, la recherche
du bonheur et la propension de
chacun à exister au travers des
épreuves. Son style impeccable,
léger et maîtrisé, s'efface
naturellement en arrière plan,
pour laisser place à l'intrigue et
au suspens.
Un road-movie passionnant !