Louis XIV et les Pyrénées catalanes de 1659 à 1681 : frontière politique et frontières militaires

Louis XIV et les Pyrénées catalanes de 1659 à
1681 : frontière politique et frontières militaires ,
est la version légèrement remaniée d'une thèse
préparée sous la direction du professeur Anne
Blanchard () et soutenue à Montpellier en 1990.
Cette thèse a obtenu en 1991 le 1<sup>er</sup> prix de
l'Association Vauban.
La période étudiée s'étend de 1659 (traité des
Pyrénées), à 1681, avec la bénédiction de Mont-Louis,
qui clôture la mise en place d'un réseau
puissant de places fortes défendant la frontière
de la nouvelle «Province du Roussillon», coeur
géographique de ce travail.
L'objectif de cette recherche est de montrer comment
l'instauration d'une frontière politique entre deux
Etats n'a pas ipso facto tracé une frontière militaire
se superposant à la première. Bien davantage, au
cours de la période traitée, frontières politique et
militaire n'ont quasiment jamais été superposées.
A un relatif abandon de la province par le pouvoir
royal, succède une prise de conscience de la
vulnérabilité du Roussillon, puis, petit à petit, de son
intérêt stratégique. Les réparations et les
aménagements réalisés dans l'urgence laissent alors
la place à d'énormes chantiers : Perpignan, Mont-Louis,
Collioure, Bellegarde, Prats-de-Mollo, Fort-les-Bains,
Villefranche-de-Conflent, et dans une
moindre mesure Salses, témoignent aujourd'hui
encore de l'oeuvre des «Ingénieurs du Roy», placés
sous le contrôle et l'autorité de Vauban.
Ce livre retrace par ailleurs, dans le contexte de
guerres franco-espagnoles examinées de près,
l'incessante activité de Louvois et de son secrétariat
d'Etat à la guerre, dans le but d'imposer en
Roussillon une autorité pas toujours bien acceptée.