Les mots qui font mâle : petit lexique littéraire et poétique du sexe masculin

Il y a les sobriquets usuels, le popaul, la quéquette, le noeud ;
les vengeurs, l'arbalète, le gourdin ; les poétiques, la chandelle,
le pinceau, la flûte ; ou les culinaires, l'anguille,
la saucisse et autre saucisson.
Ce signe ostensible de virilité qu'est le phallus constitue,
en effet, une source inépuisable d'inspiration pour les écrivains
et ce depuis l'Arétin, Rabelais ou Théophile de Viau jusqu'à Boris
Vian, Jean Genet, San Antonio ou encore Marie Darrieussecq.
On n'imagine pas à quel point l'imagination de ces messieurs
atteindra des sommets lorsqu'il s'agira de qualifier leurs
«bijoux», sans compter que les femmes n'ont pas été
les dernières à suggérer quelques idées.
Ce lexique littéraire répertorie sous la forme d'un dictionnaire
les différents noms donnés au sexe masculin, ponctué par
de nombreuses gravures, peintures et croquis qui l'ont illustré
tout au long de l'histoire.