Gourville, le magnifique : financier, diplomate, confident des puissants du Grand Siècle

Gourville, le magnifique : financier, diplomate, confident des puissants du Grand Siècle

Gourville, le magnifique : financier, diplomate, confident des puissants du Grand Siècle
Éditeur: Croît vif
2009357 pagesISBN 9782916104812
Format: BrochéLangue : Français

«Gourville, par son esprit, son grand sens, les amis

considérables qu'il s'était faits, était devenu un personnage»

(Saint-Simon, Mémoires ). Ou comment un simple valet

charentais devient l'un des grands du Grand Siècle...

Chargé par Louis XIV d'une mission diplomatique en Allemagne, Gourville

se voit offrir par le duc de Hanovre une somptueuse «machine en or» à

placer sur la table afin d'en tirer du vin glacé ; quelque temps après, il la

cède pour 9 000 livres à la marquise de Montespan qui en mourait d'envie :

extraordinaire Gourville, il possède le don de faire fructifier tout ce qu'il

approche ! Au point qu'on songea même à lui pour la succession de Colbert,

comme contrôleur général des finances. Le suivre dans son ascension

renvoie aux éblouissements du pouvoir et aux spéculations financières de

tous les temps : en cela, il ressemble à ces «magnifiques» de la Renaissance

italienne ou à ce Gatsby de l'Amérique des années folles.

Né en 1625 à La Rochefoucauld, Gourville débute comme secrétaire

du duc éponyme qu'il servira toute sa vie. Devenu messager du cardinal

Mazarin pendant la Fronde, puis financier de haut vol sous l'étincelant

surintendant des finances Nicolas Fouquet, il amasse une fortune considérable

et se voit condamné à mort par contumace, pour malversation. Bien

qu'en fuite pour échapper à la justice, paradoxalement l'État utilise son

talent de négociateur comme ministre plénipotentiaire en Angleterre, en

Allemagne, en Hollande ou en Espagne ; puis le Grand Condé, ruiné par

ses guerres, le nomme intendant de sa maison pour en restaurer le patrimoine.

Blanchi personnellement par Louis XIV, il devient le conseiller de

tous les grands de la cour.

Familier de Mesdames de Sévigné et de La Fayette, de Boileau, de

Racine, de Louvois et de tant d'autres, amant de la célèbre Ninon de

Lenclos, restaurateur du château de Saint-Maur, joueur et gastronome, ce

grand aventurier de modeste extraction meurt en 1703, après avoir traversé

et même dominé la société pourtant ultra hiérarchisée du XVII<sup>e</sup> siècle. Son

personnage se retrouve dans tous les mémoires de son temps, du cardinal

de Retz à Saint-Simon, de même il inspire La Bruyère, et plus tard Voltaire,

Sainte-Beuve ou Alexandre Dumas... Il s'agit ici de sa biographie la plus

accomplie. Elle se lit comme un roman à la découverte intime du Grand

Siècle. Clin d'oeil de l'histoire, Sixte de La Rochefoucauld préface cette vie

retrouvée du génial serviteur de son ancêtre.

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