Adieu : essai sur la mort des dieux

«Dieu est mort. Mais tels sont les hommes qu'il y aura
encore pendant des millénaires des cavernes dans
lesquelles on montrera son ombre... Et nous..., il
faut encore que nous vainquions son ombre», écrivait
Nietzsche dans un célèbre passage du Gai Savoir.
C'est à essayer de comprendre de quoi est faite cette
ombre - dans le religieux lui-même mais aussi dans le
politique - que s'attache la première partie de ce livre.
La seconde est consacrée à la mort de Pan telle que la
raconte Plutarque, autrement dit : à la façon dont le
monde païen a pressenti sa propre disparition.
Ce qui est ici en cause, c'est une sorte d'impuissance
de l'athéisme qui, de l'annonce joyeuse qu'il fut,
s'est transformé en un simple jour opaque. Dire
véritablement adieu aux dieux et à Dieu, pieusement
abandonner tout culte ou tout substitut de culte, telles
sont les directions que ce livre propose, non comme
une illumination athée mais comme un ultime et
nécessaire acte de révérence.