Un jeune noble poitevin dans la tourmente révolutionnaire

Ce petit ouvrage présente et analyse la correspondance totalement
inédite d'un jeune noble poitevin, issu d'une famille de
la Motte d'Usseau, près de Châtellerault. Quatre-vingt lettres,
familières et intimes sont adressées par Henri de Viart à son
père Jean-Jacques, officier de marine à Rochefort, entre 1782
et 1788 et à quelques autres à divers membres de sa famille.
On peut suivre avec émotion à travers cette correspondance
les diverses étapes de la vie quotidienne d'un adolescent dont
la personnalité s'affirme au long de sa formation d'officier de
Marine. Le cheminement de cette formation peu connue entraînera
Henri de Viart de l'école royale militaire tourangelle de
Pontlevoy, à l'école des élèves de marine du port de Rochefort
et dans un séjour de formation aux «Isles» de l'Amérique. La
correspondance d'Henri avec son père s'arrête avec son retour
en France en 1789. La tourmente révolutionnaire va l'emporter
en émigration avec son père, son oncle, et son cousin germain
Charles. En 1795, les quatre hommes prennent part à la désastreuse
expédition de Quiberon. Jean-Jacques de Viart est tué au
combat par les soldats de Hoche et Henri et Charles sont fait
prisonniers, condamnés à mort à Auray et fusillés. Les derniers
membres de la famille de Viart survivront en Poitou jusqu'à la
Restauration.