40 partout : récits et souvenirs

Le titre de Quarante partout , utilisé par Jean Castarède, fait allusion
à l'attrait qu'il manifeste depuis de très nombreuses années pour le
tennis, discipline sportive dans laquelle il a été classé, sans interruption
pendant quarante ans. Il raconte cette passion, les leçons sportives
qu'il en a tirées et suggère des aménagements pour les règles de ce jeu,
dont le grand ancêtre, le jeu de paume, lui rappelle l'engouement que
lui vouait Henri IV. Il en profite pour évoquer les souvenirs de ce roi, liés
aux paysages de son enfance ainsi que d'autres souvenirs personnels
coïncidant avec des anniversaires de quarante ans, eux aussi : les festivals
comme celui de Cannes dont il a été un certain moment un des
administrateurs ainsi que ceux d'Avignon ou Aix, Orange, Deauville, etc.
Plus généralement, à partir de l'exemple du tennis ou, à 40 partout,
c'est-à-dire à égalité, le futur gagnant doit marquer un point lui permettant
de prendre l'avantage, l'auteur propose une réflexion sur ce qu'il appelle
«l'inflexion décisive». C'est dans l'histoire des individus, mais aussi des
sociétés et des civilisations, le moment où tout peut basculer dans un
sens ou dans l'autre. Il lui semble que la France entre dans cette époque
décisive. Après les Trente Glorieuses et l'ère qui a suivi, nous entrons dans
une nouvelle période où la menace islamiste et le nouvel équilibre avec
l'Asie et l'Afrique obligent l'Occident à trouver de nouvelles marques et
une nouvelle gouvernance.
A la lumière de ces 40 années que vient de vivre la France, il remonte
un peu plus loin sur des témoignages de ses ancêtres notamment sur
l'emprisonnement d'une de ses aïeules dans la même prison (mais pas
pour les mêmes raisons) que le marquis de Sade. Cet épisode, évoqué par
quelques biographes de Sade, n'a jamais été décrit aussi précisément.