La nouvelle fracture internationale : aux sources du terrorisme

La puissante république du Kazakhstan, l'une des républiques
asiatiques de l'ex-URSS, cinq fois plus vaste que la France, et
qui dispose de ressources de pétrole, d'uranium, ainsi que du
centre spatial de Baïkonour, a volontiers rejoint ce que son
président, Noursoultan Nazarbayev, nomme «la coalition antiterroriste»
des pays «de bonne volonté». Mais Noursoultan
Nazarbayev sait que la guerre contre toutes les formes
d'extrémismes ne peut aboutir si n'est pas, au moins en
partie, comblé l'abîme séparant le monde des riches de celui
des pauvres, et si ne sont pas brisés les réseaux de trafics
internationaux qui fleurissent à partir de la toxicomanie. Le
«terrorisme international» ne peut pas s'établir en phénomène
indépendant.
Parce que l'Asie centrale ne doit pas connaître un destin aussi
tragique que celui des Balkans, le président kazakh lance un
vibrant plaidoyer en faveur d'un abandon des égoïsmes
géopolitiques et des préjugés interconfessionnels, mais aussi
un appel à substituer un droit collectif au droit du plus fort.