Esquives

«Je redécouvrais Émilie, je la relisais. Un enfant dort toujours la nuit, même lorsqu'il
a été humilié, même lorsqu'il a pris des coups. Un enfant dort toujours la nuit. Au matin,
dès qu'il ouvre les yeux, l'enfant se lève. Il est joyeux. Même s'il sait déjà que la misère
s'abattra sur lui tout à l'heure. L'enfant se lève et sourit. Il sourit d'être encore bien vivant,
malgré tout. Il espère jusqu'au dernier moment des changements radicaux. Il est naïf. Il
a la foi. Je regardais Émilie.»
Sous l'apparence d'une intrigue qu'Aurélien va tenter de dénouer, ce roman nous parle
de victimologie de l'enfance. Manoeuvres, cruauté et humour entraînent tour à tour le
lecteur dans la psychologie complexe d'Emilie.
Qui peut mieux qu'Aurélien comprendre Emilie ? Le lecteur.
Esquives , c'est également une série photographique, «[...] un ensemble de vastes et
inquiétants paysages où se jouent clandestinement des histoires insondables. Dans ces
décors naturels majestueux de rocaille, d'eaux stagnantes et de végétation sauvage, la seule
présence humaine décelable est incarnée par une fillette aux mines énigmatiques [...]»
Cécile Camart (in Photos Nouvelles)
Entre image et récit, ce livre invite le lecteur/regardeur à un jeu de pistes qui retrace la
vie d'Emilie.