Confessions d'une Joconde. Pourquoi le Minotaure est triste : explorations 2002-2008

Les années 2002 à 2008 furent pour moi des années d'exploration, de mes propres
limites d'abord, puis de celles du monde, du Mexique, du Japon, de la Chine.
Entre deux périodes de confusion tantôt comique, tantôt catastrophique, l'écriture
venait poser des limites bien nécessaires et jouait un rôle de fil conducteur. Si j'écrivais
des poèmes, c'était le signe qu'en vérité tout allait bien et qu'en dépit des apparences la vie
suivait son cours. Ces textes sont à prendre à la fois comme une chronique et comme une
succession d'instants où la vie et le monde sensible pouvaient se dire et se décrire. Dire
l'indicible, il n'en était pas question. Il fallait au contraire que les choses soient dites, et
aussi ce qu'elles inspirent : le bonheur, l'amitié, le sentiment de la beauté (eh oui, elle
existe), le scepticisme, et la peur et la haine parfois.