Petite prose

Petite Prose , publié en 1917, illustre de manière exemplaire cette
période charnière de la vie de Robert Walser que sont les
années «biennoises», après Berlin, avant Berne. Dans ces vingt et
un textes de longueur inégale, Walser explore avec jubilation tous
les registres de la prose brève, entraînant le lecteur dans un pas-de-deux
débridé qui annonce déjà la virtuosité des proses tardives.
Mêlant l'autobiographie et la fiction, il fait miroiter une vivante
galerie de portraits et de petites histoires burlesques, alternant la
satire mordante et une vibrante méditation sur le néant pour
conclure avec une prose plus ample, «Tobold». Ce récit, que l'on
appellerait aujourd'hui une autofiction, évoque avec malice son
expérience de laquais au service d'un comte, dans un château de
Silésie...