Chefferies bamiléké

Au Cameroun, je suis allé une première fois en janvier 2010. J'y suis retourné
en novembre 2012 et en janvier 2013, pour assister dans le pays bamiléké
aux différentes phases de la succession d'un chef, ainsi que pour visiter une
trentaine de chefferies, où j'ai été reçu comme un roi... par les rois eux-mêmes. Comme en d'autres endroits, ce qui m'a intéressé est la cohérence d'un univers, une tradition vivante qui évolue, les relations des hommes
entre eux et au monde qui les environne.
En écrivant et en photographiant, j'ai voulu éviter le point de vue superficiel
du touriste qui reste sur son quant à soi, et ne pense qu'à se protéger, ainsi
que le point de vue surplombant de l'ethnographe, que je ne suis d'ailleurs
pas. Entre les deux, je crois toujours que la littérature a toute sa place, libre
et singulière.