Affairisme, la fin du système : comment combattre la corruption

Pourquoi l'OCDE ainsi que d'autres membres de la communauté internationale se sont-ils mobilisés pour combattre la corruption ? La réponse est simple : la corruption ne respecte pas les frontières, ne fait pas de distinctions économiques et gangrène toutes les formes de gouvernement. A long terme, aucun pays ne peut se permettre de supporter les coûts sociaux, politiques ou économiques qu'induit la corruption.
Il n'y a pas si longtemps, corrompre des agents publics dans des pays étrangers pour obtenir des marchés constituait une pratique commerciale, sinon acceptable, du moins tolérée dans de nombreux pays de l'OCDE. Aujourd'hui, le dossier de la corruption est plus que jamais d'actualité pour les pouvoirs publics à l'échelle mondiale car ses répercussions dramatiques sur le développement économique et ses effets corrosifs sur la stabilité politique et les institutions démocratiques sont devenus de plus en plus évidents.
En ce nouveau millénaire, l'OCDE et les gouvernements des pays associés, qui représentent plus de 75 % des échanges et de l'investissement dans le monde, vont se soumettre à des règles du jeu plus strictes. La Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales proscrit la corruption des agents publics étrangers, contribuant ainsi à plus d'équité et d'ouverture en matière de concurrence internationale.
La corruption dans les transactions commerciales ne représente qu'une partie du problème. Tout un arsenal d'instruments juridiques destinés à combattre la corruption a désormais été mis au point afin d'améliorer les normes éthiques dans le secteur public, de mettre fin à la déductibilité fiscale des pots-de-vin, de faire reculer le blanchiment de capitaux et d'assainir les pratiques en matière de passation de marchés publics. Quant au secteur privé et à la société civile, ils continueront de jouer un rôle déterminant pour faire passer ces nouvelles règles dans la réalité.
Cet ouvrage apporte les éléments indispensables pour construire et préserver des institutions, des systèmes et des entreprises privées libérés de la corruption.