Daniel H. : la modeste contribution d'un pâtissier à l'équilibre terrestre

Daniel H., suite à une «révélation», pose une bombe au
Sacré-Coeur de Paris la nuit de Noël 1955. Interné jusqu'à
la fin de ses jours en «placement d'office» à l'hôpital
psychiatrique pour paranoïa dangereuse, il y mourra le 19
mars 1970. Entassement, promiscuité et violence font le
quotidien de l'asile en ce temps là, mais Daniel, guidé par
sa mission planétaire, lutte sans relâche pour maintenir
l'Équilibre terrestre, et peut-être personnel. Par ses combats
et son activité retrouvée de pâtissier professionnel, il
reconquiert sa dignité. À l'instar des écrits de D.P. Schreber,
les textes de Daniel H. sont ceux d'un paranoïaque délirant.
«Soyez les secrétaires de l'aliéné», conseillait J. Lacan aux
psychanalystes. C'est par les écrits et photos que Daniel a
laissés et par les témoignages que j'ai recueillis que j'ai pu
retracer sa vie. S. Freud, et surtout J. Lacan m'ont apporté
l'éclairage théorique nécessaire.