Noir de lune

Dès la première ligne, Helen Knightly avoue. Il y a bien eu
meurtre. Que sa mère ait été sénile et méchante ne change rien.
Tout au long des vingt-quatre heures qui vont suivre,
Helen louvoie entre ses souvenirs et la réalité, pour tenter
de comprendre, pour tenter de survivre... Surgissent les images
d'une enfance bizarre passée auprès d'une femme belle et
démente, impitoyable et fragile, qui s'immerge lentement dans
la maladie pour mieux punir son mari.
Nous voilà pris à notre tour au piège de l'amour-haine
qu'Helen voue à cette mère aux allures d'idole destructrice. Son
angoisse devient notre angoisse : que faire du corps ? où trouver
un complice ? faut-il quitter la ville ? se tuer ?
Le suspense est intolérable : on ne lâche pas Noir de lune
avant le tout dernier paragraphe.
«Sebold pourrait bien être une héritière authentique d'Edgar Poe,
qui ose écrire sur la banalité de la violence, et décrire comment celle-ci
voisine avec la normalité, en face de chez nous, noyée dans la brume.»
Philadelphia Enquirer
«Brillamment mené, aussi fort que vrai,
son nouveau livre est encore meilleur que La Nostalgie de l'ange. »
Boston Globe, 2007