La Révolution dans ses oeuvres

Tout changer, revoir, recréer, nier, telle était l'obstination des révolutionnaires.
Jean-Pierre Brancourt, historien du droit, fait le constat des moyens qui ont travesti «un sujet de l'Ancien Régime en un citoyen de l'ère nouvelle».
Quel est ce génie révolutionnaire qui a changé les institutions, impliquant la subversion de la pensée et la promotion d'une évolution à l'envers ? «Nées de la sédition - voire du crime - ces institutions, dans leur ensemble, se trouvaient placées dans l'obligation de souscrire à toutes violences. Un retour, même fugitif, à l'ordre aurait signé leur condamnation.»
Le levier de l'irréligion et du matérialisme hédonique a permis aux «nouvelles élites soudoyées» la corruption des citoyens : «le peuple souverain»... et Robespierre confessa que «toutes ces choses étaient illégales, aussi illégales que la Révolution... On ne peut vouloir une révolution sans la révolution.»