Un train en hiver : le train des femmes pour Auschwitz

La plus jeune a 17 ans, la plus âgée, 67. Un matin glacé de janvier 1943,
230 femmes enfermées dans des camps d'internement français, ces
«châteaux de la mort lente», sont conduites par la Gestapo en gare de
Compiègne. Leur destination : Auschwitz-Birkenau. C'est en chantant
La Marseillaise qu'elles feront leur entrée dans le camp d'extermination.
Seules 49 d'entre elles en reviendront vivantes.
C'est l'histoire de ces femmes que Caroline Moorehead nous raconte ici.
Des femmes «ordinaires», dont beaucoup de résistantes, qui ont tout
sacrifié pour combattre le nazisme. Venues d'horizons divers, de classes
sociales variées, elles vont puiser leurs forces dans l'amitié, la solidarité
et l'entraide.
Depuis leur arrestation, leur torture par la police française ou la Gestapo,
leur voyage dans le train de la mort, leur vie dans le camp jusqu'à leur
libération par l'Armée rouge en janvier 1945, ce livre restitue, avec une
émotion rare, leur traversée des cercles de l'enfer.