Le corps blanc d'une amoureuse : nouvelles de bords de mer

D'abord, il y a la mer et la plage, au premier regard la banale
beauté des clichés ensoleillés. Mais cette mer est un miroir,
cette plage un sablier, il s'y étale et s'y écoule notre mémoire.
De drames de l'été en jeux de la séduction, des personnages
se perdent, s'enlisent et renaissent. De Marie qui meurt, là-bas,
un 1<sup>er</sup> août, dans une sorte de Vilnius-Plage, aux vieux qui
disparaissent à petits pas, de démons de midi en fantasmes
de minuit, le sable devient froid. En vingt-quatre nouvelles,
entre cruauté et frivolité, on se laisse porter par une dérive du
dérisoire et du tragique.
Tour à tour ironique et délicat, Christian Montaignac ouvre une
malle aux trésors d'où sortent, pêle-mêle, souvenirs d'enfances
et de vacances, rencontres de hasard, gens aimés, perdus de vue,
disparus, retrouvés. Des petits riens, d'étranges destins, autant
de cailloux, de coquillages, semés au long de nos nostalgies.