Les invécus

Le «héros» des Invécus , celui qui dit «je», est
le rescapé miraculeux d'un accident de voiture qui
déchiquette un vieil homme en train de sortir sa
poubelle dans l'allée paisible d'un quartier résidentiel
d'une ville sans caractère particulier. Le conducteur
n'est pas mort mais sa vie bascule dans une forme
d'irréalité. Les êtres qu'il rencontre sont-ils illusoires,
morts ou vivants ? Les gestes quotidiens deviennent
étranges. L'identité, incertaine. Qui suis-je ? se
demande le héros. Comme dans un kaléidoscope, les
personnages se superposent, les scènes se rejouent
sous des angles différents : «Suis un oeuf, quelque
chose comme un oeuf, peut-être sans forme distincte,
pas de limite entre ce moi et le monde alentour... C'est
comme si j'étais né invécu.»