Mémoires et traditions ouvrières : contribution à l'histoire du syndicalisme en Lot-et-Garonne. Vol. 1. Des origines à 1936

L'ouvrage relate la formation progressive des communautés ouvrières dans le Lot-et-Garonne.
Ainsi les auteurs Pierre Robin et Alain Glayroux ont retrouvé les traces des
premières formes de résistance ouvrière au XIX<sup>e</sup> siècle chez les bouchonniers de l'Albret, les
cordiers de Tonneins, les chapeliers de Sainte-Bazeille, les ouvriers peigniers de Villeneuve-sur-Lot,
les cordonniers et les charpentiers d'Agen.
A la fin du XIX<sup>e</sup>, au moment où se crée la C.G.T. au congrès de Limoges, les ouvriers Lot-et-Garonnais
constituent leurs premières formes d'organisation : à Tonneins, chez les cordiers
ou parmi les ouvrières de la manufacture des tabacs, naissent des chambres syndicales, à
Agen, à Marmande et à Villeneuve se créent en 1891, les premières bourses du travail, à
Fumel se constitue en 1895, le premier syndicat des métallurgistes de l'usine de la Société
Métallurgique du Périgord, adhérant à la C.G.T. dès sa création.
Le XX<sup>e</sup> sera le temps de l'affirmation de la force syndicale, de la croissance et du déploiement
départemental des luttes qui culmineront en 1920 dans une action de grève généralisée.
De 1923 à 1935, c'est le temps de la scission, de la division et de l'affaiblissement, mais
aussi celui des conflits durs impulsés par la C.G.T.U., comme en témoignent, en 1935, la
longue grève de la briquetterie de Libos ou celle de l'usine Granges d'Agen.
1936, marque le temps de la renaissance, de l'unification dans une puissante C.G.T. C'est
sur cette période de confiance et d'espérance retrouvées que se clôturera ce premier tome.
Le deuxième tome qui paraîtra en 1996, retracera la vie syndicale et ouvrière
dans le Lot-et-Garonne, de 1937 à nos jours.