La cigale chantera-t-elle tout l'été ?

2005 : il ne reste aux rêveurs qu'un grand écart entre Libéraux
et Libertaires.
Ce sont là les deux seuls modèles de société que nous laisse
ce début de siècle.
Les ultra-libéraux, cigales psalmodiant de toutes leurs antiennes une
dérégulation «salvatrice», chantent à l'envie une liberté totale pour
les renards de contracter avec les poules, tandis que les fourmilières
libertaires creusent sans relâche d'innombrables galeries où la liberté
ne se conjugue qu'aux temps de l'égalité et de la solidarité.
Un monde de sales «teint-banques» chante aujourd'hui l'instant
présent de sa domination sur le vieux monde et brûle la chandelle
des conditions mêmes de la vie par les deux bouts. Des grappes
de libertaires grouillent en galerie, pressés de vains nouveaux...
Qui, des cigales ou des fourmis l'emportera ?
Une chose est sûre, parce que, même si elle triomphe, ce sera
pour régner sur un cimetière, la cigale ne chantera pas tout l'été !
On ne détruit pas impunément les saisons !