Le train : grâce auquel l'homme n'a plus rien à envier aux poissons et aux oiseaux

Le train « grâce auquel l'homme n'a plus rien à envier aux poissons et aux oiseaux » ! C'est du verbe traîner que vient le mot train ... Pour autant, ce moyen de locomotion ne traîne pas pour s'imposer, dans le quotidien comme dans l'extraordinaire. Traîner , c'est étymologiquement tirer , d'où le train assimilé à la « file de choses » en mouvement, au XII<sup>e</sup> siècle, puis dès le XV<sup>e</sup> siècle, à la « partie de la voiture à cheval à laquelle sont attachées les roues », avant que naissent, en 1825, la machine locomotive tirant voitures et wagons et, au XX<sup>e</sup>, le TGV, un sigle stimulant, synonyme de modernisme.
Le train sillonnera la terre en « abrégeant le temps et l'espace », s'exclame-t-on en 1870. Ainsi, c'est au chemin de fer que sera consacré le plus gros article du Dictionnaire universel du XIX<sup>e</sup> siècle de P. Larousse, 25 pages ! À J. Verne de son côté d'évoquer dans le Tour du monde en 80 jours , le train et sa locomotive étincelante, munie de son chasse-vache , qui « mêlait ses mugissements à ceux des torrents et des cascades, et tordait sa fumée à la noire ramure des sapins ». On peut désormais aller « d'un pôle à l'autre, plus vite que ces énormes cétacés qui traversent les océans des deux mondes », lit-on dans un dictionnaire du XIX<sup>e</sup>. Propos étonnant car comment surnommera-t-on parfois le TGV ? Cachalot ...
En offrant ici à foison mots et expressions, d'hier à demain, en racontant l'univers rayonnant du chemin de fer et de la SNCF ; on donne raison à J. Renard : le train « agite » merveilleusement « notre cerveau » !