La Brie des Gallo-Romains : archéologie en liberté : entre Seine et Grand-Morin

Les cartes anciennes, les plans terriers, le cadastre, la carte topographique, les photographies
aériennes, la prospection de surface, la toponymie, la tradition populaire sont les huit piliers sur
lesquels il est possible de reconstruire assez précisément le paysage antique d'une région. Il faut
y ajouter les écrits des observateurs des siècles passés : pour la Brie, MM. C.F. Ferand, V. Burin,
F. Bourquelot, le Dr. Frisson, les abbés Denis et Bonno, qui dans un langage clair, même s'il n'est
pas exactement celui de l'archéologie moderne, nous ont laissé des descriptions de sites qu'ils ont
visités et étudiés il y a près de 150 ans. Les éléments ne manquent donc pas pour un archéologue
désireux de se livrer à ce que l'on appelle une «anastylose», une reconstruction raisonnée
de la Brie des Gallo-Romains.
Cet ouvrage est le fruit de plus de vingt-cinq années d'étude et de recherches sur l'Antiquité de
cette province. Ancien officier géographe, formé à l'I.G.N., Pierre Geslin, a dirigé pendant quinze
ans la fouille des vestiges gallo-romains du Chaufour à Pécy, rendant de ce fait son identité à
l'agglomération antique qui existait là : la Riobé de la Table de Peutinger.
Les prospections effectuées par l'association «Via Agrippa» ont amené la découverte de plusieurs
autres agglomérations gallo-romaines, la révélation de plusieurs voies, et la restitution de
tout un tissu humain : la vie de cette région dans l'Antiquité.
«La Brie des Gallo-Romains» propose à ses lecteurs une description analytique des sites fouillés
ou connus par prospection, et une synthèse dynamique de l'évolution de la Brie de l'aube de
l'Histoire à la fin de l'Empire Romain.