Voyage aux origines : chronique de l'Algérie et de la province de Constantine, 1830-1900

Nos grands anciens se sont installés
en Algérie du temps même de la
conquête, abandonnant l'Europe.
Pourquoi ce départ ?
Pourquoi vers l'Afrique ?
Quelle Algérie ont-ils découverte ?
Quelle Algérie ont-ils vécue ?
Pourquoi ... et comment ?
D'origine allemande, une partie de la
famille de l'auteur a ainsi abouti en
1853 à Guelaat-bou-Sba, aux portes de
Guelma. Pourquoi, comment ?
Pour comprendre il nous faut gommer le temps. Effacer le temps, c'est
étudier l'histoire. Même s'il s'avère que des milliers de familles ont connu la
même aventure, ce qui laisse des traces, l'affectivité qui inspire notre quête n'y
trouve pas son compte, nous ayant condamnés à rechercher un passé plus individualisé.
Mais raison oblige : alors qu'importe de ne pas retrouver autant d'informations
personnalisées qu'on l'aurait souhaité, de se rendre compte que trop
d'éléments sont à jamais perdus. Heureusement témoignages et documents abondent
encore, souvent émouvants, parfois poignants, toujours forts et précis. Pour
éviter le péché d'anachronisme si répandu de nos jours, l'auteur a pris le parti de
recourir au procédé de la chronique, «récits rapportés suivant l'ordre du temps».
Quelle puissance d'évocation pour nous dans la lettre d'un officier écrite
le soir au bivouac, à proximité de Bône ; dans le rapport mentionnant la création
future du centre de colonisation de Guelaat-bou-Sba ; dans l'avis de la commission
d'attribution des concessions visant les anciens Gabriel Ehrlacher et Karl
Rudmann ; ou encore dans la lettre de l'adolescent Peter Rudmann et de sa mère,
tout juste arrivés en Algérie, original découvert un beau jour à Fribourg-en-Brisgau
au milieu d'une liasse de papiers poussiéreux... Au détour de certains
mots, jaillissent au plus profond de nous-mêmes des paysages, des sons, des
odeurs, des peurs, des solidarités, de la sueur, des larmes, la vie, la mort, l'aventure,
l'espoir.