Selma, une femme libre

Pour répondre à quelque mystérieux appel du Sud « Selma,
une femme libre » est un grand roman d'amour, à cheval
sur deux mondes différents. Il s'écrit comme un film et l'on
voyage autant dans l'Histoire de la Tunisie que dans le pays
lui-même.
La guerre en Irak projette son ombre sur le déroulement
de l'intrigue.
Ce roman est un puissant chant sensuel, comme si le souffle
du chott el Jerid faisait tourner les pages. Convaincu de la
grande proximité des cultures, Gérard Cardonne offre un trousseau de clés au
lecteur. À lui d'ouvrir les portes de la médina de Tunis, de Jerba, de Tozeur, de Sidi
Bou Saïd. À chacun de voir et d'écouter, de sentir et de ressentir le pays, le peuple,
la femme.
Hymne à la sensualité du quotidien, ce roman décline le mystère conjugué de
l'amour et du mektoub pour mieux décrire les destins croisés de deux personnages,
avec un brin de musique entre les lignes, toute la chaleur bigarrée tunisienne, la
douceur du Sud et de Tozeur, cette magicienne de la nostalgie amoureuse.
Gérard Cardonne écarte les éclairages convenus et met l'accent sur le point de
vue de la femme de ce pays pour jeter un pont entre le Maghreb et la France,
en confrontant le pays du dehors et celui de dedans. Selma existe : elle a une
vie, un itinéraire. Vous serez certain de l'avoir rencontrée sur la plage de Kelibia,
à la Ghriba de Jerba ou dans la palmeraie de la Corbeille de Nefta. L'écriture se
concentre sur la relation entre deux personnages, qui ne vont pas l'un vers l'autre,
qui attendent, qui ne savent pas qu'ils s'aiment, qui ne veulent pas le savoir, parce
que cet amour leur semble impossible.