Investissements et investisseurs de long terme : rapport

L'économie mondiale est en profond déséquilibre : dans les pays industrialisés
comme dans les pays émergents, l'épargne longue abondante peine à se
transformer en un capital productif pourtant si nécessaire au Nord comme au
Sud.
La crise mondiale et celle, plus récente, dans la zone euro ont eu tendance à
raccourcir l'horizon prévisionnel et décisionnel de nombreux agents économiques.
Dans le même temps, les incertitudes (sur l'emploi, les retraites...) poussent
plutôt à la remontée du taux d'épargne des ménages.
L'échec de la finance globale réside dans l'incapacité à transformer «l'insatiable
appétit des investisseurs pour des titres sécurisés» en des investissements de
long terme auxquels sont associés des risques radicaux et stratégiques. Dans
cet environnement, l'Europe et la France doivent construire une architecture
financière qui opte résolument pour l'allongement et la sécurisation des horizons
et s'appuie ainsi sur des investisseurs de long terme. Dans ce cadre, quels rôles
doivent jouer l'État et les organismes financiers ?
Le rapport affine le diagnostic, l'éclaire à partir de comparaisons dans le temps
et dans l'espace, et propose des recommandations concrètes pour contrecarrer
des évolutions spontanées parfois défavorables, sans sous-estimer les contraintes
fortes qui vont peser pendant plusieurs années sur les finances publiques.
Les auteurs, Jérôme Glachant, Jean-Hervé Lorenzi, Alain Quinet et Philippe
Trainar, synthétisent leurs réflexions autour de dix propositions d'action.