Le chemin d'écume

Avec Le chemin d'écume, l'océan est en fête,
l'océan est tempête «à l'heure où l'écume comme
un surfil bordant la transparence engalonnée de
verts gagnait la largeur de la plage». Une poésie où
la vague roule éclatée roule aux quatre saisons, à
toutes les lumières une vague tout autant mouvance
mauve à l'horizon rectiligne» que «danse explosée
sur galets colorés» une vague avec toujours le vent
en aiguillon à marée de noroît...
Ses senteurs, ses contours, ses violences claquent
au visage quand en vols multiples les mouettes se
croisent et s'entrecroisent.
Avec l'océan des surfers, «hautes araignées sur une
toile d'eau», l'océan est conquis jusqu'à l'heure du
soleil au-delà l'horizon...
Si les yeux de l'auteur ne pouvaient ignorer «la
flétrissure jaunie» où «l'océan d'écume grège
sur le sable humilié», son coeur, en dernier écho,
ne pouvait, lui, que se rendre au-devant de ceux
«pleurant des fils perdus»...