Notice sur Saint-Pierre-du-Chemin

Notice sur Saint-Pierre-du-Chemin

Notice sur Saint-Pierre-du-Chemin
200464 pagesISBN 9782843731068
Format: BrochéLangue : Français

Longtemps Saint-Pierre-du-Chemin, situé dans une région habitée de longue date, d'abord par les Ibères, puis par les Celtes (tribu des Anagnutes), eut une grande importance. Placée sur le bord d'une voie romaine qui allait vraisemblablement de Nantes à Rom, cette localité fut choisie comme chef-lieu d'un doyenné «dans les siècles qui suivirent l'introduction du christianisme dans l'ouest de la Gaule». Jusqu'au IX<sup>e</sup> ou au X<sup>e</sup> siècle, le rayonnement de Saint-Pierre-du-Chemin sera considérable, mais après les invasions des Normands, les circonscriptions ecclésiastiques seront désorganisées, le village dévasté comme beaucoup d'autres et le chef-lieu du doyenné sera transféré à Fontenay-le-Comte, qui possédait un château, des fortifications et une situation géographique plus favorable. Devenue simple succursale, la paroisse s'effacera désormais devant la seigneurie de Saint-Pierre-du-Chemin, dont les tenants successifs appartiendront à de grandes maisons : à la famille Grignon qui comptera dans ses rangs des ecclésiastiques et des écuyers, à la famille Bigot, noble et ancienne, qui contribua puissamment à expulser les Anglais de France, au XIV<sup>e</sup> siècle (un François Bigot était chevalier de l'ordre du roi), aux familles Bastard, Maistre d'Aizenay, de la Tour d'Aizenay et d'Asnières (c'est le marquis d'Asnières qui introduisit le premier, vers 1775, dans le Bas-Poitou, le peuplier d'Italie).

La Révolution est mal accueillie par les habitants de Saint-Pierre : une émeute éclate, en 1791, à la sortie de la messe et les patriotes disent : «Nos temples sont déserts... les marchands nous refusent le pain et les autres choses nécessaires au service divin.» En 1794, les soldats de Dalliac dévastent le village et les habitants victimes de la Terreur sont nombreux. Dans l'antique manoir de la Gétière, on voyait encore, à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, «la chambre où les martyrs de 93 ont dit la sainte messe et la cachette où de courageuses chrétiennes, au mépris de leur propre vie, les ont dérobés au couperet de la guillotine».

Mais l'abbé Teillet n'en oublie pas pour autant les autres aspects de la vie des Pétroviciniens : les maladies graves dont ils eurent à souffrir, en 1784 et 1785 (une épidémie que l'on nomma catarrhale, bilieuse, putride et maligne) ; leurs activités, avec l'usine de Nieuil-Denant, la verrerie de Faymoreau et la carrière des Pelochères ; leurs cours d'eau, le Grand-Lay, la Mère et l'Hière ; et l'histoire de l'église (nouvelle et ancienne), avec les noms et les notices biographiques des curés du village, des vicaires, des célébrités...

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