Mathilde et les autres. Les deux boutiques. Rue du Pont-Saint-Père : 1900 en Normandie, Touraine et Bretagne

Un peu mélo, un peu rétro, couleur sépia, trois résurgences, un seul
climat, une ambiance, celle, particulière, de la fin du XIXe, début du
XXe siècle. Trois nouvelles réunies dans ce recueil, où l'auteur montre à
nouveau sa compassion pour les destinées difficiles menées dans la lutte
et la dignité. L'instinct maternel surpasse ici toutes les souffrances.
Dans la première nouvelle, Rue du Pont-Saint-Père , située dans la
Bretagne de 1910 , c'est la foi qui porte chacun. Pour Augustine Adam,
ce soir-là, dans la neige, cette rue si familière va se révéler un calvaire
jusqu'à son propre seuil où elle va ériger sa destinée en héroïne de
l'ombre.
La seconde nouvelle, qui donne son nom au recueil, se déroule en
Touraine sur fond de Première Guerre mondiale. Mathilde, qui
doit arracher chaque jour son travail et son pain, n'a sans doute pas la
charité d'Augustine, mais son combat n'en est pas moins violent, et sa
résistance farouchement résolue. Pour elle, mais surtout pour sa fille qui
n'a plus qu'elle, son père paralysé, et « sa grand-mère pour de mine mais
qu'elle aime pour de vrai ».
Enfin dans la dernière nouvelle, Les deux boutiques , une petite ville
de Normandie tend des rets insolites sur une farce bourgeoise et
bouffonne aux couleurs Belle époque.