Le testament du chevalier Aberjoux : une dynastie de tanneurs de Saint-Amour à Alger

Ecrire l'histoire d'un chevalier de l'Empire dont la biographie est
totalement inconnue est inespérée pour les modestes historiens que
nous sommes. D'autant plus que le XIXème siècle ne nous est pas particulièrement
familier. Oserions-nous dire que nous sommes plus spécialisés
sur l'Ancien régime ?
Bref, le sort en était jeté : le chevalier Jean Marie Aberjoux
allait sortir de l'anonymat et son épopée napoléonienne irait définitivement
s'achever dans les archives départementales.
Car, sans exagération, nous pouvons vous assurer que l'ascension
militaire de ce personnage aurait dû le conduire vers les sommets si
notre Empereur n'avait pas eu la fâcheuse idée d'abdiquer en 1815.
Et si notre héros n'avait pas eu le réflexe de se rallier à l'Empereur
en 1815, il eût été général, voire maréchal sous la Restauration et son
nom eût été dans tous les dictionnaires.