Parole d'affranchi

Mes rencontres successives avec grands hommes et simples
gens m'ont montré que, si le peuple a besoin d'hommes
d'État, l'État, lui, a besoin d'hommes du peuple.
Mon parcours n'est pas le fruit d'un positionnement
habile, mais d'une histoire, d'une culture, d'une conviction.
Je crois à l'enracinement qui, pareil à un arbre, unit
la vie à la terre que l'on a choisie. Je crois aux territoires
même si j'appelle de mes voeux leur réforme. Je crois au
centrisme réformateur et progressiste. Je crois à la communication
moderne et transparente en politique mais je
refuse sa «peopolisation». Je crois qu'il faut construire
vite de nouvelles choses et en restaurer d'autres, mais je
crois qu'il faut aussi savoir «laisser du temps au temps».
Les lignes bougent, les chemins se croisent et les vents
tournent. Qu'importe ! Je me tiens à la croisée des routes.
Je m'y tiens solide et ouvert. S'il doit rester un message de
ce livre témoignage, c'est celui-ci : ne désespérez pas, ne
désespérons pas de la politique. La vraie.