Un vent de fronde s'est levé ce matin : poésies diverses attribuées à Paul Scarron, 1610-1660

Un vent de fronde s'est levé ce matin : poésies diverses attribuées à Paul Scarron, 1610-1660

Un vent de fronde s'est levé ce matin : poésies diverses attribuées à Paul Scarron, 1610-1660
Éditeur: H. Champion
2012144 pagesISBN 9782745321909
Format: ReliéLangue : Français

Cette édition des poésies publiées par Scarron de 1649 à 1652 constitue

un ouvrage posthume du grand spécialiste des mazarinades que fut

le professeur Hubert Carrier (1936-2008). Après avoir consacré une

thèse monumentale à La Presse de la Fronde (Droz, 1989 et 1991), puis

une étude approfondie aux Muses guerrières : les mazarinades et la vie

littéraire au XVII<sup>e</sup> siècle (Klincksieck, 1996), suivie quelques années plus

tard d'un Essai sur le débat politique au temps de la Fronde (Champion,

2004), il souhaita en effet compléter cette trilogie déjà considérable

par une nouvelle publication dont le protagoniste n'était autre que

l'auteur du Roman comique et du Dom Japhet d'Arménie , «le malade de

la reine», comme Scarron aimait à se qualifier lui-même. Dans son

introduction, Hubert Carrier ne dissimule pas son intention de prolonger

le travail effectué par Maurice Cauchie qui édita, il y a une cinquantaine

d'années, en deux volumes, les Poésies diverses de Paul Scarron.

Il examine donc ici à la loupe quelques-uns de ces milliers de pamphlets

dirigés contre le cardinal Mazarin qui ont proliféré pendant la minorité

du jeune Louis XIV et apportent à l'historien un précieux témoignage de

par leur richesse et leur diversité, formant un «vaste panorama des

idées en même temps qu'une fresque immense des milieux sociaux et

des moeurs». Hubert Carrier a focalisé son attention sur une quinzaine

de pièces satiriques et burlesques dont la plupart peuvent être attribuées

de façon certaine, probable ou plausible à Paul Scarron, cinq

d'entre elles étant définitivement retirées de son oeuvre poétique. La

célèbre «Mazarinade», qui a donné son nom à toutes les autres, les

«Cent quatre vers», les «Réflexions politiques et morales» ainsi que les

«Triolets de la cour» peuvent être assurément attribués à l'infirme de la

rue Neuve Saint-Pierre (aujourd'hui Villehardouin), qui ne pardonna

jamais à Mazarin d'avoir boudé la dédicace de son Typhon , en 1644. La

critique externe et interne des documents sélectionnés permet à l'auteur

(au-delà des variantes qui en disent long sur l'impression de ces

pamphlets souvent contrefaits ou corrigés sur la forme du typographe)

de discerner le jeu ambigu de Scarron à l'égard du pouvoir et de lire

entre les lignes une page particulièrement intéressante de notre histoire.

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