Psyché : inventions de l'autre. Vol. 2

Psyché : inventions de l'autre. Vol. 2

Psyché : inventions de l'autre. Vol. 2
Éditeur: Galilée
2003304 pagesISBN 9782718606156
Format: BrochéLangue : Français

La question cette fois ne sera pas : qu'est-ce que l'esprit ? mais : qu'est-ce

que l'âme ?

En vérité, Psyché , le nom propre, c'est aussi le nom commun d'un grand

miroir mobile et pivotant : invention de l'art pour un Narcisse moderne, nom

propre et nom commun, le mythe et la technique, l'image et la spéculation.

Conduisant à travers le deuil et le don, cette réflexion projette ici d'une autre

manière ce que Freud appelait l' introduction du narcissisme...

Après la lecture d'une Fable de Ponge («Par le mot par commence donc ce

texte...»), le premier essai de ce recueil analysait (dans le tome I) l'essence de

l'invention, l'histoire de son concept, la possibilité et l'impossibilité de son

événement, les principes de sa légitimation. Pourquoi l' invention ne se laisse-t-elle

pas réduire à la découverte, à la révélation ou au dévoilement de la vérité ? ni

davantage à la création, à l'imagination ou à la production de la chose ? Et

l'invention de l'autre , est-ce l'initiative absolue dont l'autre est responsable et

qui lui revient ? ou bien ce que j'imagine de l'autre encore retenu dans ma

psyché , mon âme ou le moi d'un miroir ?

Ces questions et leur suite servent d'abord de fil conducteur à travers une

vingtaine de textes : longues études ou conférences, séries d'aphorismes ou

fragments de correspondance. Les premiers destinataires sont parfois, parfois

seulement, des amis, hommes ou femmes, connus ou inconnus, vivant ou

non, des penseurs, des philosophes de la tradition ou des maîtres de la «théologie

négative», des écrivains, des hommes du théâtre ou de la politique, des

architectes et des psychanalystes. Mais l'autre qui d'abord et toujours

s'invente, n'est-ce pas cela même, le premier destinataire ?

Soumettre d'abord l'analyse du

philosophique à la rigueur de la

preuve, aux chaînes de la

conséquence, aux contraintes

internes du système : articuler,

premier signe de pertinence, en effet.

Ne plus méconnaître ce que la

philosophie voulait laisser tomber

ou réduire, sous le nom d'effets, à

son dehors ou à son dessous (effets

«formels» - «vêtements» ou «voiles»

du discours - «institutionnels»,

«politiques», «pulsionnels», etc.) :

en opérant autrement, sans elle ou

contre elle, interpréter la philosophie

en effet.

Déterminer la spécificité de l'après-coup

philosophique - le retard,

la répétition, la représentation,

la réaction, la réflexion qui rapportent

la philosophie à ce qu'elle entend

néanmoins nommer, constituer,

s'approprier comme ses propres

objets (autres «discours», «savoirs»,

«pratiques», «histoires», etc.)

assignés à résidence régionale :

délimiter la philosophie en effet.

Ne plus prétendre à la neutralité

transparente et arbitrale, tenir

compte de l'efficace philosophique,

et de ses armes, instruments et

stratagèmes, intervenir de façon

pratique et critique : faire travailler

la philosophie en effet.

L'effet en question ne se laisse

donc plus dominer ici par ce que la

philosophie arraisonne sous ce nom :

produit simplement second d'une

cause première ou dernière,

apparence dérivée ou inconsistante

d'une essence. Il n'y a plus, soumis

d'avance à la décision

philosophique, un sens, voire une

polysémie de l'effet.

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