La Waffen SS dans la bataille de France, mai-juin 1940

Quand les Allemands attaquent à l'Ouest le 10 mai 1940, après
les mois d'attente de la «drôle de guerre», ils alignent, à côté
des unités de la Wehrmacht, l'armée de conscription, des formations
militaires issues des rangs mêmes du parti national-socialiste.
Ces hommes constituent l'embryon de la Waffen SS , qui comptera
dans ses rangs à la fin de la guerre plus d'un million de
combattants, venus d'une trentaine de nations, et formant le fer
de lance des armées du III<sup>ème</sup> Reich.
Les «soldats politiques» qui vont ainsi participer à la bataille de
France appartiennent à la garde personnelle du Führer, la
Leibstandarte SS Adolf Hitler, aux régiments Deutschland,
Germania et Der Führer de la future division Das Reich, ainsi
qu'aux unités d'infanterie Totenkopf.
Engagés entre le 19 mai et le 24 juin 1940, les SS, lancés dans la
Blitzkrieg avec le fanatisme des troupes de choc issues d'un
régime orgueilleux de la puissance militaire retrouvée, se
heurteront à des unités anglaises et françaises.
Le choc sera souvent rude, au point que les formations
allemandes engagées compteront 10 % de pertes au feu.