De la bonne société : L. Strauss, E. Voegelin, H. Arendt : le retour du politique en philosophie

Je dors mais mon coeur veille
De la bonne société
Le retour du politique en philosophie
En ce terrible XX<sup>e</sup> siècle, celui du nihilisme achevé, du déferlement technique, des totalitarismes, de la Shoah, se soucier du monde, c'est nécessairement se trouver confronté à la question du politique dans toute sa radicalité : comment penser ou refonder dans l'immanence une communauté politique et cosmopolitique, une « société bonne », dont l'unité et la cohérence demeurent respectueuses de la pluralité ? C'est en confrontant les regards et les interrogations de trois protagonistes principaux qui appartiennent à la même génération - Hannah Arendt, Léo Strauss, Eric Voegelin -,
que Sylvie Courtine-Denamy tire et renoue les fils de leurs dialogues respectifs, souvent tendus ou conflictuels, autour de la question : « Qu'est-ce que la politique ? »
Pris tous les trois dans « l'étau théologico-politique », ils se sont attachés à dénouer puis à reproblématiser, dans l'horizon de la vie bonne et de la question du bonheur, les liens complexes entre judaïsme et histoire, religions et politiques. Puissent leurs « réponses » croisées, souvent désabusées et toujours contextualisées, ouvrir quelques pistes en ce début d'un nouveau siècle qui connaît la surenchère de tous les fondamentalistes.